Les traces (de café)
Lundi 30 avril 2007Expresso laisse des traces, et pas seulement de café.
Ce matin à la fac, deux jeunes hommes m’ont regardée fort bizarrement. J’ai pensé que je devais faire peur à voir (j’ai des cernes jusqu’au milieu du visage et je marche à peu près comme un pantin désarticulé, mais. :)), mais que quand même, c’était pas une raison. Mais en fait, je me suis aperçu que tout était de ma faute. Les deux garçons portaient un t-shirt rouge (non mais quelle idée, aussi !), et je cherchais désespérément - apparemment de manière très peu discrète - le logo Expresso dans leur dos.
…
Quand ils m’ont demandé si tout allait bien, j’ai voulu leur expliquer. Leur dire le gymnase vide au matin, puis plein pendant plus de vingt-quatre heures, puis vide à nouveau, mais avec toute une tonne de confettis et d’émotions en plus. Leur dire la voix cassée, les sujets plus ou moins compréhensibles, le jus de fougère, l’action ou vérité avec le K-fteur, les gens de la Croix-Rouge qui jouent au petit bac, la choré spéciale cafet’, les toilettes inondées vers minuit et les fous rires en les nettoyant avec Matthieu, la choré de Grease, les décalages, les danses bretonnes, les Génération Bahut qui changent de déguisement dix fois par heure, le joyeux anniversaire sur scène (!), les six bises de Réplik’, les chapeaux piqués à l’Oeil du Dragon, les rédacteurs de Confiture de Culture qui pour le sujet numéro 2 (”Union européenne : le coup de la panne”) parle des relations sexuelles en Europe (pourquoi pas ?…), les costumes géniaux de la Mouche du coche, les minutes au calme contre un mur, la porte derrière laquelle on se fait tout petit pour échapper à un bombardement soudain de crème chantilly, les succulents (!) sandwichs CROUS, le, les, et puis encore, et, et ça, et j’allais oublier, ah et puis.
J’ai voulu leur dire à quel point elle était là, cette Presse Jeune. A quelle point elle était vivante, dynamique, survoltée, engagée, et constructive. A quel point elle était réveillée, même à 2, 3, ou 4h du matin. A quel point elle relevait les défis. J’ai voulu leur dire ça, mais j’ai pensé qu’ils n’auraient peut-être pas tout compris. Alors j’ai juste acquiescé, et je suis partie en direction de la machine à café.
Et en attendant que mon Expresso soit prêt, j’ai pensé, I feel good, tadadadada…
Merci à tous d’avoir contribué à ce superbe week-end :))
Amélie (de l’orga)
